La bande des Français

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« Ma soeur se faisait appeler Claire, moi Fanny, on s’est mises à aller au catéchisme… on pensait que comme ça on allait être acceptées dans « la bande des français«  » Sophia
Quatre jeunes français se réunissent au centre du pays pour parler du coeur du problème : a-t-on besoin de se ressembler pour partager un pays ?
Martin s’appelle Martin France. Lui n’a jamais eu à prouver qu’il faisait partie de ce pays. Sophia est arrivée à 7 ans d’Algérie – sa famille a fui le terrorisme, elle a tout de suite décidé que ce serait son pays. Amir depuis Gaza a rêvé de la France avant d’arriver à Paris à 23 ans. Heddy a grandi dans les quartiers Nord de Marseille et lutte contre les préjugés.
Nous sommes une génération devenue adulte quand « l’identité nationale » faisait les gros titres. Comme si tout à coup, il y avait des vrais et des faux français, et qu’il fallait montrer patte blanche. On entendait sans cesse « génération résignée ». Nous, ce n’est pas dans ce pays-là qu’on avait l’impression de vivre.
Après les attentats en 2015, on a eu besoin de rencontrer d’autres jeunes français pour trouver des réponses ensemble. Aurélie Charon a parcouru la France pour deux séries radiophoniques « Une série française » (2015 France Inter) et « Jeunesse 2016 » (France Culture), quatre des jeunes rencontrés sont réunis dans le film.
Avec Amélie Bonnin, elles passent à l’image et leur donnent rendez-vous au coeur du pays, au centre, à Châteauroux, la ville où elles ont grandi toutes les deux. Heddy, Amir, Sophia et Martin déroulent leurs récits et se rencontrent alors qu’ils ne se seraient jamais croisés.

Même s’ils font partie d’une génération réaliste à qui on martèle que ça va être dur, qu’il y a pas de travail, ils se sont tous créée une place, là où on leur disait qu’il n’y en avait pas : au théâtre, dans l’enseignement, ou en politique.

Diffusion

France 3 Centre Val de Loire – le 4 décembre 2017.


Sri Lanka, les fantômes de la guerre

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Un film documentaire sur la plus terrible des guerres civiles du XXIe siècle.

C’est l’histoire d’une île de toute beauté, enfermée dans ses secrets et ses dénis : le Sri Lanka. Au cœur de l’ancienne zone des combats, s’ouvre la mémoire de la guerre civile, l’une des plus terribles et les moins connues de l’histoire contemporaine. Une journaliste qui a vécu le conflit revient sur ces lieux hantés par le souvenir des massacres.

Sept ans après les faits, les survivants sortent du silence. Dans une quête en forme de road-movie, le film nous emporte à la rencontre d’un peuple et de ses blessures. Suivant l’ancienne route de l’exode à travers la jungle, la journaliste emprunte les pas d’un mécanisme implacable. Jusqu’au décor du piège final : la plage paradisiaque de Mullivaikal, où plus de 300 000 civils encerclés se retrouvèrent sous la furie des bombes, au printemps 2009. Pour les témoins et les survivants de la guerre, rouvrir la mémoire de l’interdit n’est pas sans prix.

Sri Lanka, les fantômes de la guerre entremêle la vidéo, des scènes d’animation et des images d’archives.

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Gaza, des versions de la vie

by Gala Vanson

Lors de son voyage à Gaza pour sa série radiophonique Underground Democracy, Aurélie Charon a rencontré une jeunesse inventive qui trouve solution à tout, et chaque solution est le début d’une nouvelle fiction. De là est né un projet intitulé « Gaza, des versions de la vie » : une invitation à entrer dans la vie quotidienne et les rêves de quatre jeunes Gazaouis.

Les workshops

Nous avons imaginé la possibilité d’organiser en amont de la réalisation du film, des ateliers avec de jeunes auteurs à l’Institut français de Gaza animés par trois intervenants dont Aurélie Charon, permettant en même temps un repérage pour le film et une expérience plus complète, où les personnages deviennent auteurs de leur histoire.

La websérie

L’aboutissement de ces workshops sera une websérie en deux volets composée à la fois de portraits réalisés par Aurélie Charon et d’autoportraits réalisés par les jeunes Gazaouis.

Le film documentaire

Le film propose une opportunité de partager avec des jeunes Gazaouis leur vie réelle et leur vie rêvée, offrant ainsi une vision alternative de la jeunesse Palestinienne, bien trop souvent associée à des images de conflits, marquant une rupture du cliché et du carcan militant. Les personnages décrivent leur quotidien puis imaginent la façon dont ils aimeraient le modifier : leur version de la vie idéale. Ils sont complices pour réaliser des situations simples mais qui n’existent pas à cause d’interdits : chanter, faire un concert, ou encore s’aimer entre ici et là.

« Dans aucun pays du monde, je n’ai vu un peuple aussi fantasque. Pas d’électricité : ils imagineront une installation insensée dans le salon avec des batteries de voiture pour que la télévision marche pendant les coupures. Pas de pétrole : ils couperont l’essence des voitures avec de l’huile végétale, quitte à ce que les rues sentent l’odeur de friture. Pas d’eau : ils se doucheront à l’eau de mer, salée. Manque de voiture : des ânes partout dans les rues les remplaceront. Gaza est submergée par la guerre et le blocus. Je ne veux pas contourner ce réel ou l’ignorer, mais filmer le quotidien que les Gazaouis se sont inventé pour dépasser la réalité, et petit à petit entrer dans le rêve de chacun : à l’intérieur de leur version de la vie rêvée.

Le « ton » du projet ressemble à leur vie, qui dans le quotidien mêle souvent l’humour à la tragédie. Gaza c’est aussi le port et les pêcheurs, le soleil méditerranéen sur la plage, les petits commerces, l’Université, quelques cafés… Sans idéaliser le lieu, l’image se déplace des clichés, ne montre pas que la misère mais plutôt la force et le potentiel des gens. Je les incite à filmer eux-aussi des images de leur quotidien : comme on entre dans la tête des personnages, l’univers mental pourra se construire par le collage de nos images, de celles prises par leurs téléphones quand ils ont filmé un moment important chez eux quand nous n’étions pas là, pour entrer dans l’intime. On filme les textos et les emails qu’ils s’envoient avant de se retrouver. Tout est à vue, leur vie est sur écoute pendant le tournage. »

– Aurélie Charon

La diffusion

Les workshops auront lieu entre février et mars 2017, pour une diffusion de la websérie en juin 2017. Le film documentaire entrera alors en développement.


Prévert Exquis

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Une série d’ultra-courts collages.

Une expérience transmédia de Jacques Prévert, 40 ans après sa mort (avril 1977) imaginée par Isabelle Fougère dans une dynamique de surprises et de formats partageables, avec l’énergie joyeuse et engagée de l’artiste multimédia avant l’heure. 

« Je souhaite ramener du Prévert à notre époque, partager son énergie combattante et bienveillante, jamais blasée, en particulier avec les plus jeunes et ceux de la vie de tous les jours, qui parlent comme il parlait, lui qui a offert au langage populaire ses plus belles répliques. Je vais ouvrir la malle aux trésors, sortir les textes, les sons, les vidéos, les collages, les images, en choisir des pépites, les associer au hasard, les mélanger, les proposer et les mettre en scène.

Je veux offrir à Prévert d’investir les médias contemporains pour pousser ses coups de gueule ou ses traits d’humour : donner à entendre, lire et voir Prévert qui nous parle d’aujourd’hui avec ses mots d’hier; découvrir combien il inspire toujours les artistes contemporains; goûter à ses jeux avec les mots pour ré-enchanter la vie. »

Et faire vivre la poésie.

Isabelle Fougère, auteure et réalisatrice


MUSICAVENTURE de l’Abbaye aux dames, cité musicale

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narrative conçoit et réalise les nouveaux parcours d’interprétation de l’Abbaye aux Dames, cité musicale à Saintes, avec l’agence d’architecture Aubry et Guiguet et le studio Modulo Digital.

L’Abbaye aux Dames, la cité musicale, a inauguré le 19 Juin 2016 un ambitieux parcours de visite baptisé « MUSICAVENTURE ». Les deux premières expériences qui sont proposées : Les Voyages sonores et Les Concerts spatialisés, puis ces aventures seront progressivement dévoilées de 2016 à 2020 avec notamment un carrousel musical, des cabinets musicaux et une musicothèque.

IMG_0251 © Sébastien Laval BDLe Voyage initiatique est une expérience sonore 3D immersive et innovante à la découverte du monument, de son histoire et de l’histoire de la musique.

Réalité augmentée sonore grâce au son 3D : Vous n’en croirez pas vos oreilles !

Equipés de casques haute définition et accompagnés d’une application interactive, vous êtes immergés dans un parcours sonore en trois dimensions. Le son peut venir du haut du clocher, des jardins en contrebas, ou encore de la tribune de la Nef etc. Le son est entièrement spatialisé dans le décor de ce site patrimonial incontournable et vous fait vivre une expérience  de « cinéma pour les oreilles » étonnante et initiatique.

Un conte autobiographique de la musique dans un décor grandiose :
Quand la musique vous touche…

 

 

La voix centrale du récit est la musique elle-même. Personnifiée, elle prend forme, devient un personnage romanesque, et, parlant à la première personne, entraîne le visiteur dans une épopée. Un environnement sonore imaginaire se dessine alors autour du visiteur. Le décor grandiose de l’Abbaye est tout entier innervé de musique, la musique raconte son histoire, évoque et fait vivre ceux qui l’ont incarnée (compositeurs, musiciens, personnages historiques, personnalités du festival, Saintais…).


Les Concerts spatialisés : 
un programme de concerts en son 3D, accessibles dans l’Abbatiale qui donne au visiteur l’impression d’assister au concert comme s’il était présent lors du festival, en guidant son écoute en fonction de l’acoustique exceptionnelle du lieu.

_MG_6762Au programme du lancement : deux concerts enregistrés en son binaural lors du festival 2015, l’Ouverture et cantate Caïn maudit de Onslow et la Symphonie n°6 Pastorale de Beethoven, avec Patrick Bolleire, (basse) et le Jeune Orchestre de l’Abbaye dirigé par Philipp von Steinaecker, et les Vêpres de Monteverdi interprétées par l’ensemble La Tempête dirigé par Simon-Pierre Bestion, enregistrées lors d u festival de Saintes  en Juillet 2016.


Tea Time Club

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Tea Time Club est une collection de quatre documentaires qui explorent quatre grandes problématiques intimes : AIMER, GRANDIR, ETRE AMI, CROIRE à travers le regard de jeunes très loin les uns des autres, mais tous connectés via Skype. Cette fresque collective met en avant nos questions communes à travers le monde. C’est une série de portraits de jeunes singuliers qui, ensemble, utilisent les nouvelles technologies pour proposer une géopolitique à l’échelle de leurs vies et sans intermédiaire.

 

 

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Caroline Gillet, lauréate du TV Lab 2015 propose une nouvelle écriture documentaire : la parole intime, confiée via Skype, depuis les quatre coins du monde.

Tea Time Club, c’est le portrait d’une époque à travers des questions fondamentales, universelles et personnelles… Pour y répondre, Caroline Gillet et des jeunes de tous les continents allument leur webcam, s’affranchissent des frontières et des fuseaux horaires pour partager leur histoire. Skype permet une prise d’images proche, mais non intrusive ; à chaque correspondant de choisir son cadre, ce qu’il filme et ce qu’il dévoile.

Toutes les images sont issues soit de Skype, soit des correspondants qui les ont tournées eux mêmes.

Episode 1 : Croire

Avec Kim, de religion navajo et chrétienne (États-Unis), Anis, mulsuman soufi (Algérie), Mayrene, protestante évangéliste (Venezuela).

Que croire quand on a vingt ans ? Kim, Anis et Mayrene ont chacun un parcours spirituel lié à leur histoire familiale, mais aussi à leurs propres choix. Depuis qu’elle est baptisée, Mayrene a des visions de Jésus. Anis, lui, a choisi de revenir au soufisme de son grand-père pour croire sans se radicaliser. Et Kim, quand elle a compris que ses grands-parents Navajo avaient été convertis de force au christianisme, a choisi de se trouver une nouvelle religion. Tous évoquent l’origine de leurs croyances ainsi que leurs questionnements.

Episode 2 : Grandir 

Avec Ntobeko (Afrique du Sud), Lucia (Amsterdam) et Samuel (Haïti).

Ca veut dire quoi grandir ? À chaque culture, sa réponse : certaines sociétés comme la tribu des Xhosa organisent rituellement le passage à l’âge adulte. Pour devenir un homme, Ntobeko a passé un mois en forêt après sa circoncision. L’indépendance financière, le permis de conduire, l’évolution du rapport aux parents marquent aussi des étapes symboliques de la vie. Ntobeko, Lucia et Samuel racontent ces moments décisifs.

Episode 3 : Être ami

Avec Anu (Pologne) et Tanuj (Inde).

À Varsovie, Anu est transgenre, il a été rejeté par sa famille et ce sont ses amis qui l’ont remplacée. Tanuj, lui, est brahmane, la plus haute caste en Inde. En partant étudier à Delhi, il s’est rendu compte qu’il pouvait choisir des amis que la tradition lui interdisait. Anu et Tanuj parlent du bonheur, des difficultés et de la force de l’amitié.

Episode 4 : Aimer

Avec Natacha (Rwanda) et Priyonto (Bangladesh).

À Kigali, Natacha s’est mariée du jour au lendemain avec le père de son fils, tandis que, à Dacca, Priyonto doit attendre six ans pour se fiancer avec celle qu’il aime. Tous les deux viennent de milieux et de pays où l’amour a ses propres normes sociales. Ils racontent leurs expériences amoureuses.

 

La technologie : des boîtiers Skype TX

Les tournages ont été réalisés via Skype et enregistrés grâce à des boîtiers Skype TX. Skype TX est une technologie de Skype permettant de réaliser des appels vidéo par Skype depuis n’importe quel endroit dans le monde et de les intégrer directement dans l’environnement d’une production audiovisuelle.

La diffusion

Tea Time Club a été diffusé sur France 4 en juillet 2016.


Mots d’ados

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Mots d’ados au festival du film d’éducation de la Guadeloupe du 9 au 17 novembre.

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UNE COLLECTION COLLABORATIVE 

Irvin Anneix collecte des écrits intimes rédigés pendant l’adolescence : lettres, emails, extraits de journaux intimes, blogs etc. Il en a collecté plus de 5000, via les outils de curation qu’offre le web.

Ces écrits racontent les évènements heureux et malheureux de cet âge : les premières fois, questions identitaires, sur le corps, la sexualité, réflexions sur la société, la norme… Intimes, ils sont pour autant universels et font écho à l’histoire personnelle de chacun.

Les écrits de la collection sont à découvrir sur la galerie Instagram de Mots d’ados : https://www.instagram.com/mots.ados

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LA VOIX DE L’ADOLESCENCE

Irvin Anneix transforme ensuite ces écrits en rencontres. Pour cela, il fait lire et commenter cette collection d’écrits par d’autres adolescents qui en deviennent « la voix ». Par effet miroir, le lecteur s’identifie au texte, une rencontre se passe. Les lectures sont enregistrées via une cabine de tournage itinérante en France. Inauguration du 14 mai au 5 juin 2016 au Centre Pompidou, du 10 au 23 décembre 2016 à la piscine Bréquigny de Rennes, du 26 janvier au 25 février 2017 au Cube à Issy les Moulineaux, du 14 au 17 septembre 2017 au festival du journal intime, du 6 au 8 octobre 2017 au festival du Livre de Mouans-Sartoux, du 9 au 17 novembre au festival du film d’éducation de Guadeloupe, en 2018 à la MC93 de Bobigny.

Certaines lectures sont ensuite mises en ligne sur www.mots-ados.com, pensé comme outil de restitution au projet. En un an, une centaine de vidéos ont été diffusées. La communauté Mots d’ados est aussi sur Facebook, Instagram et Twitter.

À PROPOS D’IRVIN ANNEIX

« Certainement parce qu’elle fait écho à mon histoire personnelle, la question de l’identité m’a toujours obsédée et c’est logiquement que mon intérêt s’est rapidement porté vers l’adolescence. J’explore cet âge depuis maintenant trois ans, au travers de résidences en collèges et de projets documentaires. La dimension collaborative et documentaire fait partie intégrante de ma démarche. Inspiré par le travail de l’artiste estonien Mark Raidpere, Mots d’ados est suspendu entre la sphère intime et la sphère publique. Au travers des écrits intimes de cet âge, il documente de manière objective les maux de l’adolescence au travers de mon histoire personnelle. Il rassemble des histoires qui partagent toutes des sensations et des saveurs communes et qui pourtant, abordent des thèmes et des écritures radicalement différentes. Collecter les écrits intimes de l’adolescence était pour moi une évidence : celle de raconter de l’intérieur les réflexions profondes des adolescents, tranchant avec les clichés que l’on peut avoir sur cet âge, souvent réduit à sa légèreté, aux faits anecdotiques. Au contraire, ces écrits mettent en lumière des réflexions riches et profondes, une matière “noire”, brute et sans implicite à l’heure où nous diffusons uniquement un contenu positif qui nous valorise – et c’est encore plus le cas chez les adolescents. Les lire, les partager sur le web, c’est une manière de les rendre légitimes, de s’interroger aussi sur la violence de notre société. Les adolescents pourront s’y identifier, prendre conscience qu’ils ne sont pas seuls à éprouver des émotions complexes et difficiles. Les adultes pourront se souvenir de leurs propres maux, reconsidèreront ceux de leurs enfant. »

Irvin Anneix, le créateur numérique qui murmure à l’oreille des ados.

Dans Le Blog Documentaire : http://leblogdocumentaire.fr/irvin-anneix-createur-numerique-murmure-a-loreille-ados/


L’amour à  la plage

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Plonge dans l’amour à la plage ici

Au fil d’un abcédaire interactif constitué de 16 pastilles vidéo, L’amour à la Plage relate la vision des moins de 14 ans sur l’amour et la sexualité, au plus près de leurs pensées intimes, de leur singularité et de leur spontanéité.

L’expérience interactive inclut aussi des mini-quizz : As-tu déjà embrassé avec la langue ? Cela te fait peur de grandir ? Chacun peut répondre et se situer en temps réel par rapport aux autres réponses.

Deux experts portent un regard pédagogique sur ces questions sensibles. Thérèse Hargot, sexologue chargée de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle en milieu scolaire et Philippe Brenot, médecin psychiatre, sexologue et enseignant expliquent les transformations de la puberté (et l’étymologie du mot qui signifie poil en latin), ils décrivent l’anatomie des sexes, ils évoquent les risques de l’amour, définissent l’homosexualité et l’hétérosexualité.

L'amour à la plage


PUNK ME

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Où se cache encore le punk aujourd’hui ?

Comment se niche t-il dans les séries télé, le graphisme, la littérature, les mouvements contestataires, les acteurs de l’internet, ou les punchlines politiques ?

Difficile de cerner le punk aujourd’hui, si ce n’est qu’il se trame en chacun de nous tous, ou presque, et s’immisce dans la création artistique sous de nombreuses formes. Etre punk, avoir une attitude punk, parfois même dire que tout ceci est « trop punk »… Kezako ?

Plus qu’une musique, un état d’esprit. Cette appellation générique liée à un mouvement artistique (au-delà de la musique, le design, la mode, le graphisme, la littérature, le cinéma furent aussi marqués par cette secousse) dans un contexte précis, est devenu au fil du temps un mot valise, où l’on glisse tout et n’importe quoi, parfois même le contraire. On déambule dans la ville, à la recherche de soi-même, en traquant, au fil d’un test de personnalité, les éléments du puzzle de tous les punks possibles.

Punk Me

PUNK-ME invite quatre grands témoins, le producteur JB Wizz (Born Bad), le galeriste Laurent Zorzin, l’écrivain Ariel Kyrou, le programmateur de France Inter Djubaka, à nous donner leur version de l’esprit punk. PUNK-ME va fouiller dans les archives, sans céder aux sirènes de la commémoration. Non avant ce n’était pas mieux. Avant c’était différent, ou plutôt autrement. Autre temps. Le punk, même pas mort, vive les punks ! Sauras-tu réveiller l’esprit punk qui sommeille en toi ?

PUNK ME a été désigné « site of the day » par le cultissime Favourite Website Awards qui sélectionne tous les jours le meilleur du webdesign.

See the PUNK ME award on TheFWA!

PUNK ME


PHOTO DE CLASSE

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Photo de Classe se base sur la «photographie» d’une classe de CE2 dans le 18ème arrondissement à Paris. Pendant une année scolaire, Julie Noël «la maîtresse, a fait travailler ses élèves sur leurs origines et l’histoire de leur famille. Les réalisatrices Estelle Fenech et Catherine Portaluppi ont filmé.

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UN DOCUMENTAIRE MULTIMEDIA SUR LA DIVERSITE A L’ECOLE

Photo de Classe débute à la rentrée 2012 à l’école Gustave Rouannet : dans la classe de Julie Noël la plupart des élèves on des parents ou grands-parents qui ne sont pas nés en France. Cette diversité est le reflet de la mixité croissante de l’école : à Paris, dans le Val d’Oise et le Val de Marne, 40% ont au moins un parent immigré. En Seine et Marne, ils sont plus de 57% !

Au début, les élèves ne savent pas grand-chose sur leurs origines ni sur les raisons de la venue de leur famille en France. Julie Noël met en place des ateliers pédagogiques : des séances d’enquête autour des drapeaux, des albums et des objets de famille….

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Dans les « débats philo », ils échangent sur le racisme, l’immigration, les symboles de la France. Au cours de l’atelier « langues », les enfants réalisent que leurs camarades parlent eux aussi une autre langue que le français à la maison. Les élèves se mettent aussi à dessiner : ils esquissent leur autoportrait, leur Marianne idéale, leur vision de l’émigration et réalisent l’interface graphique de Photo de Classe.

LES PARENTS RACONTENT POUR LA PREMIERE FOIS L’HISTOIRE FAMILIALE

Avec leurs parents, les élèves s’approprient le projet : la moitié des parents acceptent de raconter l’histoire familiale face à la caméra tenue par leur fille ou leur fils. Souvent cette histoire n’a jamais été racontée auparavant.

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L’objectif de l’institutrice est d’ouvrir la réflexion et de construire un « vécu collectif de classe grâce à l’histoire de chacun ». Petit à petit, les enfants prennent conscience de leur individualité et de leurs ressemblances. « Ah ! Toi aussi, tes parents sont partis de leur pays à cause de la guerre ? Comme les miens Mais au fait, ça sert à quoi la guerre ? » se demande Manassé.

Pour la pédopsychiatre Marie Rose Moro, qui signe ici Le Manifeste pour la diversité à l’école, â«faire enquêter les enfants sur les origines, leur histoire individuelle et leurs liens avec la grande histoire est un moyen de restaurer de la dignité, de la connaissance et de la reconnaissance. Cela permet aux enfants d’être fiers d’eux et crée un lien formidable dans l’école ».

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De fait, les discussions ont été passionnées, sans jamais déraper. Les débats étaient parfois drôles car 8 ans est un âge encore sans préjugés, un « âge de latence » selon Marie Rose Moro : comment définir le racisme alors sinon que par l’absurde ?

UNE EXPERIENCE COLLABORATIVE QUI S’ECARTE DES DISCOURS

Photo de classe devient aujourd’hui une expérience documentaire collaborative. Notre ambition est de nous écarter des craintes et des discours préconçus sur l’école, pour faire découvrir que la diversité peut devenir une chance, pour les enfants de migrants mais aussi pour leurs camarades de classe.

UN PARRAIN : LILIAN THURAM

Lilian Thuram, et sa fondation contre le racisme, parrainent Photo de Classe. Pour Lilian Thuram, parler de la diversité à l’école est crucial. Après une enfance en Guadeloupe, lui-même a « découvert le monde » à 10 ans à l’école d’Avon (Seine et Marne). Ses copains étaient d’origine pakistanaise, zaïroise, italienne, libanaise, algérienne, espagnole.

« Ce moment d’ouverture explique beaucoup de ce que je suis aujourd’hui dans la vie.»

UN OUTIL PEDAGOGIQUE DISPONIBLE EN LIGNE

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Ce documentaire multimédia a pour vocation d’inspirer d’autres instituteurs pour valoriser la diversité dans leur classe. Un « kit pédagogique » Photo de Classe a été développé par les équipes de narrative et TV5 Monde pour tous les instituteurs et animateurs qui souhaitent réaliser leur Photo de classe.

L’équipe de Photo de Classe a conçu des ateliers pédagogiques pour des classes francophones du CE2 au CM2 et les classes de français langue étrangère de niveau A1 (débutant). Les enseignants peuvent choisir les ateliers en fonction de leur public et éditer librement leur journal « Photo de Classe ».

Tous les ateliers sont disponibles ici.

L’expérience se poursuit Nous espérons que vous continuerez à la partager avec nous sur la page Facebook de Photo de Classe.