Tea Time Club

bandeau_page

Tea Time Club est une collection de quatre documentaires qui explorent quatre grandes problématiques intimes : AIMER, GRANDIR, ETRE AMI, CROIRE à travers le regard de jeunes très loin les uns des autres, mais tous connectés via Skype. Cette fresque collective met en avant nos questions communes à travers le monde. C’est une série de portraits de jeunes singuliers qui, ensemble, utilisent les nouvelles technologies pour proposer une géopolitique à l’échelle de leurs vies et sans intermédiaire.

 

 

ImagepagesiteTTC

Caroline Gillet, lauréate du TV Lab 2015 propose une nouvelle écriture documentaire : la parole intime, confiée via Skype, depuis les quatre coins du monde.

Tea Time Club, c’est le portrait d’une époque à travers des questions fondamentales, universelles et personnelles… Pour y répondre, Caroline Gillet et des jeunes de tous les continents allument leur webcam, s’affranchissent des frontières et des fuseaux horaires pour partager leur histoire. Skype permet une prise d’images proche, mais non intrusive ; à chaque correspondant de choisir son cadre, ce qu’il filme et ce qu’il dévoile.

Toutes les images sont issues soit de Skype, soit des correspondants qui les ont tournées eux mêmes.

Episode 1 : Croire

Avec Kim, de religion navajo et chrétienne (États-Unis), Anis, mulsuman soufi (Algérie), Mayrene, protestante évangéliste (Venezuela).

Que croire quand on a vingt ans ? Kim, Anis et Mayrene ont chacun un parcours spirituel lié à leur histoire familiale, mais aussi à leurs propres choix. Depuis qu’elle est baptisée, Mayrene a des visions de Jésus. Anis, lui, a choisi de revenir au soufisme de son grand-père pour croire sans se radicaliser. Et Kim, quand elle a compris que ses grands-parents Navajo avaient été convertis de force au christianisme, a choisi de se trouver une nouvelle religion. Tous évoquent l’origine de leurs croyances ainsi que leurs questionnements.

Episode 2 : Grandir 

Avec Ntobeko (Afrique du Sud), Lucia (Amsterdam) et Samuel (Haïti).

Ca veut dire quoi grandir ? À chaque culture, sa réponse : certaines sociétés comme la tribu des Xhosa organisent rituellement le passage à l’âge adulte. Pour devenir un homme, Ntobeko a passé un mois en forêt après sa circoncision. L’indépendance financière, le permis de conduire, l’évolution du rapport aux parents marquent aussi des étapes symboliques de la vie. Ntobeko, Lucia et Samuel racontent ces moments décisifs.

Episode 3 : Être ami

Avec Anu (Pologne) et Tanuj (Inde).

À Varsovie, Anu est transgenre, il a été rejeté par sa famille et ce sont ses amis qui l’ont remplacée. Tanuj, lui, est brahmane, la plus haute caste en Inde. En partant étudier à Delhi, il s’est rendu compte qu’il pouvait choisir des amis que la tradition lui interdisait. Anu et Tanuj parlent du bonheur, des difficultés et de la force de l’amitié.

Episode 4 : Aimer

Avec Natacha (Rwanda) et Priyonto (Bangladesh).

À Kigali, Natacha s’est mariée du jour au lendemain avec le père de son fils, tandis que, à Dacca, Priyonto doit attendre six ans pour se fiancer avec celle qu’il aime. Tous les deux viennent de milieux et de pays où l’amour a ses propres normes sociales. Ils racontent leurs expériences amoureuses.

 

La technologie : des boîtiers Skype TX

Les tournages ont été réalisés via Skype et enregistrés grâce à des boîtiers Skype TX. Skype TX est une technologie de Skype permettant de réaliser des appels vidéo par Skype depuis n’importe quel endroit dans le monde et de les intégrer directement dans l’environnement d’une production audiovisuelle.

La diffusion

Tea Time Club a été diffusé sur France 4 en juillet 2016.


Un été à Alger

un été à alger


Après avoir réalisé une série documentaire sur les jeunes à Alger (Alger, Nouvelle Génération, sur France Inter au printemps 2011) Aurélie Charon et Caroline Gillet ont voulu poursuivre l’aventure : « Soudain, nous nous rendions compte de tout ce que nous partagions avec eux : l’âge, la langue, l’histoire, une envie de se connaître. Et puis l’Alger que nous avions trouvée ne ressemblait à rien de ce qu’on nous avait décrit : ni blanche, ni rouge, elle a un nouveau visage et manque d’images. Il faut qu’elles soient faites par ceux qui la vivent. »

Réalisé à Alger pendant l’été 2012, du 25 juin au 3 août 2012, « Un été à Alger » invite quatre jeunes réalisateurs algériens à porter un regard sur leur ville, le temps d’un été, celui des cinquante ans de l’indépendance de leur pays.

Durant six semaines, l’expérience est live, chacun raconte une histoire en six épisodes :

– Dans « 50 contre 1 », Lamine Ammar Khodja réalise un journal filmé à la première personne, et questionne les contradictions de son pays.

– Dans « En remontant Cervantès », Hassen Ferhani explore le quartier populaire de Cervantès, entre réalité et légendes (dont Tarzan et Don Quichotte).

Hassen Ferhani

– Dans « Prends ta place ! », Amina Zoubir impose sa féminité et sa caméra dans des lieux habituellement réservés aux hommes.

Amina Zoubir

– Dans « La nuit », Yanis Koussim filme Alger, après la prière du Maghreb.

Yanis Koussim

Co-diffusé par TV5 Monde et Algérie Focus, en partenariat avec Libération et Dailymotion, « Un été à Alger » a reçu un excellent accueil des deux côtés de la méditerranée.

« Un été à Alger » dessine un portrait subjectif, contemporain et polymorphe de la ville, à travers quatre oeuvres audiovisuelles très personnelles et libres.

« Un été à Alger » est aussi un documentaire 52′ qui sera diffusé notamment sur TV5 Monde en Octobre 2012.

50 ans après l’indépendance, quelles images d’Alger ? Aurélie Charon et Caroline Gillet vont à la rencontre des quatre jeunes réalisateurs algériens qui pendant tout l’été, ont filmé leur ville de façon intime et loin des clichés. Ils racontent leurs images, et partagent leur questionnement sur leur identité.

« Un été à Alger » prend la forme d’une installation immersive et multi-écrans. Les images sont diffusées en plein mur dans une pièce dédiée, incarnant ainsi l’intention d’une vision polymorphe d’Alger, d’un récit à quatre caméras.

Une sélection d’épisodes sont projetés en boucles muettes sur chacun des murs, le son ne provenant que d’un écran. Les épisodes joués avec le son sont projetés par ordre chronologique afin de respecter l’intention des réalisateurs. Les autres épisodes (muets), sont projetés de manière aléatoire.

Programmé au Théâtre Liberté à Toulon en Octobre 2012.

LES AUTEURS.

Caroline Gillet, après une maîtrise en histoire et un master à Sciences Po, elle réalise depuis trois ans des longs reportages en France et à l’étranger pour Radio France et la presse écrite. Belge d’origine, elle a réalisé des vidéos sur son pays pour le projet « 27 et moi » d’ARTE.fr et a travaillé sur un long blog itinérant pour lemonde.fr : « Ceci n’est pas une frontière ».

Aurélie Charon présente « L’Atelier intérieur » depuis septembre 2011, le lundi à 23h en direct sur France Culture et les Ateliers de la nuit de la semaine. Elle travaille depuis quatre ans pour des émissions culturelles de Radio France – Esprit critique et L’Humeur vagabonde. Elle a réalisé un film documentaire sur des jeunes femmes SDF à Paris. Elle collabore avec ARTE pour Metropolis, Polka, Rue89, Libération, XXI.

Lamine Ammar-Khodja aime les images donc la littérature, mais la musique plus que tout. Il s’est dit que le cinéma pouvait rassembler tout sa. Après des études d’informatique, il passe du coq à l’âne en réalisant un triptyque de courts-métrages : Alger moins que zéro, ’56 Sud, Comment recadrer un hors-la-loi en tirant sur un fil. Son premier long métrage Demande à ton ombre est sélectionné au FID Marseille 2012.

Hassen Ferhani a réalisé en 2006 le court-métrage Les Baies d’Alger dans le cadre de « Bledi in Progress ». En 2008, il participe à la formation documentaire de la FEMIS et réalise un court métrage Le vol du 140. Il co-réalise en 2010 le film documentaire Afric Hôtel. Il prépare actuellement plusieurs projets de films comme Bahara qui vient d’obtenir la bourse de développement du Festival International de Film de Carthage ainsi que de l’Institut Français à Tunis.

Yanis Koussim tourne son premier film court professionnel Khti (Ma Soeur) en 2007, récompensé au Festival International de Damas. Son dernier court, Khouya (Mon Frère), remporta un prix au festival de Locarno en 2010. Il a réalisé les documentaires Mon père, la légende… et Les taxis d’Alger pour El-Djazeera. Il prépare actuellement plusieurs projets de films comme Bahara qui vient d’obtenir la bourse de développement du Festival International de Film de Carthage ainsi que de l’Institut Français à Tunis.

Amina Zoubir est une artiste plasticienne vidéaste qui interroge la perception de l’art dans la société algérienne. La question des conditions féminines émerge dans son travail artistique. Filmant ces actions performatives, elle réalise caméra en main son premier court-métrage Prends le bus et regardes en 2006, puis Bari the city is one of us, en 2008 lors de la Biennale des jeunes créateurs méditerranéens.

 

Diffuseurs et partenaires